
Ramallah (UNA/WAFA) – La Commission de la sécurité nationale de la Knesset israélienne a approuvé hier soir un projet de loi prévoyant la peine de mort, en vue de son examen en deuxième et troisième lectures la semaine prochaine. Ce projet de loi stipule que quiconque « cause délibérément la mort d'une personne dans le cadre d'un acte qualifié de terroriste » est passible de la peine capitale. Il prévoit également qu'aucune grâce ne peut être accordée dans ces cas, ce qui signifie que la peine est définitive et ne peut être réduite ou modifiée par une décision politique ou judiciaire ultérieure.
Le projet de loi, selon son texte, prévoit l'imposition d'une peine obligatoire sans qu'il soit nécessaire d'obtenir un consensus judiciaire, et l'exécution de la peine de mort par pendaison par l'administration pénitentiaire, à condition que la sentence soit exécutée dans un délai déterminé n'excédant pas 90 jours à compter de son prononcé.
Le chef du Conseil national palestinien, Rouhi Fattouh, a estimé que l'adoption de ce projet de loi représente un dangereux déclin de la structure du système juridique raciste du gouvernement d'extrême droite, et incarne un changement officiel vers la législation du meurtre fondé sur l'identité nationale, en violation flagrante des règles du droit international humanitaire et des principes de la justice pénale internationale.
Fattouh a ajouté dans un communiqué publié mercredi par le Conseil national que l'approbation par le « Comité de sécurité nationale » de la Knesset israélienne de cette législation, avec ses sanctions obligatoires et sa mise en œuvre rapide dans des délais précis, reflète une tendance vengeresse et un terrorisme d'État ciblé, et fournit une couverture législative aux politiques d'élimination physique pratiquées par les autorités d'occupation contre les prisonniers, dans un environnement politique qui incite à la violence et accorde l'impunité aux crimes des colons.
Pour sa part, le porte-parole officiel du Mouvement de libération nationale palestinien « Fatah », Abdel Fattah Dawla, a confirmé que l'adoption de ce projet de loi constitue une étape dangereuse vers la légalisation du meurtre et l'instauration d'un système juridique fondé sur la vengeance, en dehors de tout cadre judiciaire, en violation flagrante des principes du droit international humanitaire, et une tentative de donner une fausse apparence de légalité à des pratiques qui bafouent l'essence même des valeurs humaines.
Dans un communiqué publié mercredi par le mouvement Fatah, il a ajouté que ce projet reflète le vrai visage de l'occupation, qui s'oriente vers davantage d'extrémisme et de racisme, et confirme sa volonté de transformer les outils de répression en textes juridiques, au mépris délibéré des conventions internationales qui garantissent le droit à la vie et interdisent les peines cruelles et inhumaines, consolidant ainsi l'image terrifiante d'un régime qui cherche à légitimer le crime au lieu de le traduire en justice.
Le mouvement Fatah a souligné que le prisonnier palestinien est un combattant de la liberté qui fonde sa résistance populaire sur un droit légitime garanti par les lois et conventions internationales, et que les tentatives de le criminaliser ou de l'éliminer par des lois injustes ne diminueront pas la justice de sa cause, mais révéleront plutôt l'ampleur de l'injustice dont il est victime.
Elle a mis en garde contre les graves répercussions d'une telle législation, qui ouvre la porte à de nouvelles violations des droits des prisonniers, sape les fondements de la justice, aggrave la politique d'impunité et constitue un défi flagrant à la volonté de la communauté internationale et de ses institutions.
Le mouvement Fatah a appelé la communauté internationale, et en particulier les Nations Unies, à assumer ses responsabilités juridiques et morales, à intervenir pour mettre fin à cette dangereuse dérive et à œuvrer pour que les autorités d'occupation rendent des comptes et assurent une protection internationale au peuple palestinien et à ses prisonniers.
Elle a ajouté : Notre peuple restera attaché à ses droits nationaux légitimes, et restera ferme face à toutes les tentatives de répression et d'élimination, jusqu'à ce qu'il obtienne la liberté et l'indépendance et établisse son État indépendant avec Jérusalem pour capitale.
Le Parti du peuple, cependant, a considéré ce projet de loi comme une escalade sans précédent dans les politiques d’occupation, reflétant une tendance à légitimer les exécutions extrajudiciaires et à consacrer un système raciste ciblant notre peuple et nos prisonniers.
Le Parti populaire a ajouté dans un communiqué que l’adoption de la loi sur la peine de mort et le texte approuvé, qui impose la peine capitale de manière obligatoire sans exiger l’unanimité, empêche toute possibilité de grâce et prévoit des mécanismes de mise en œuvre rapide, constituent une violation flagrante du droit international humanitaire, des Conventions de Genève et de tous les pactes internationaux relatifs aux droits de l’homme qui garantissent le droit à la vie.
Il a souligné que le ciblage des prisonniers par ces mesures législatives de représailles s'inscrit dans la continuité de l'agression et des crimes perpétrés par les colons contre les civils, parallèlement à l'escalade de la guerre d'extermination à Gaza et au nettoyage ethnique en Cisjordanie. Cela ne brisera pas la volonté de notre peuple, mais témoigne au contraire de la profondeur de la crise morale et politique que traverse l'occupation, et s'inscrit dans le cadre d'une politique systématique d'escalade de la répression et des exactions contre notre peuple face à l'agression continue.
Le Parti populaire a appelé la communauté internationale, les organes des Nations Unies et les institutions internationales de défense des droits de l'homme à prendre des mesures urgentes pour stopper cette législation dangereuse, à faire pression sur l'occupation pour qu'elle ne l'adopte pas, à assurer une protection internationale aux prisonniers palestiniens et à œuvrer pour que l'occupation réponde de ses crimes continus.
Il a également appelé toutes les forces, factions et institutions palestiniennes à unir leurs efforts et à intensifier l'action nationale et populaire pour défendre les prisonniers et leurs droits.
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