
Le Caire (UNA) – La Conférence internationale sur Jérusalem, organisée conjointement par l’Organisation de la coopération islamique et les Nations Unies, a débuté dans la capitale égyptienne, le Caire, le vendredi 17 juillet 2026, sous le slogan : « Jérusalem : la ligne de front des déplacements et des annexions, et la clé pour parvenir à une paix juste et durable ».
Au début de la conférence, l'ambassadeur Dr. Dawas Dawas, secrétaire général adjoint pour les affaires palestiniennes et de Jérusalem, a prononcé un discours au nom du secrétaire général de l'Organisation de la coopération islamique, dans lequel il a souligné le statut central et fondamental de la Ville sainte de Jérusalem en tant que capitale de l'État de Palestine et partie intégrante du territoire palestinien occupé depuis 1967.
Dans son discours, Dawas a souligné qu'Israël, en tant que puissance occupante, continue de mettre en œuvre des politiques et des procédures systématiques visant à modifier le caractère historique, juridique et démographique de la Ville sainte par l'expansion des colonies, la confiscation des terres, les démolitions de maisons et la sape de la présence palestinienne, ainsi que par l'isolement complet de la ville de son environnement géographique en Cisjordanie, ce qui constitue une violation flagrante du droit international et des résolutions sur la légitimité internationale.
Il a également mis en garde contre l'escalade des attaques flagrantes contre les lieux saints islamiques et chrétiens, en particulier la mosquée bénie Al-Aqsa, à travers des incursions répétées de colons sous la protection des forces d'occupation, l'imposition de restrictions injustes aux fidèles et à la liberté de culte, et la poursuite de fouilles dangereuses aux alentours de la mosquée et de la vieille ville, ce qui constitue une violation du statut historique et juridique existant et une destruction du patrimoine culturel et humain de la ville.
L’ambassadeur a souligné que toutes les positions, décisions et actions israéliennes visant à effacer l’identité palestinienne de la ville de Jérusalem, ou à falsifier sa réalité géographique et démographique, ainsi que les tentatives de saper le statut juridique et historique des lieux saints, en particulier la mosquée Al-Aqsa, sont nulles et non avenues et ne confèrent aucun droit en vertu du droit international.
L’ambassadeur Dawas a également évoqué la gravité de l’escalade des attaques israéliennes en Cisjordanie, à travers des plans de colonisation agressifs, des déplacements forcés et des politiques d’annexion, en plus de la destruction délibérée des infrastructures dans les camps de réfugiés palestiniens, appelant la communauté internationale à exercer une pression réelle et immédiate sur l’occupation israélienne pour mettre fin sans délai à ces violations.
Dans le même contexte, Dawas a appelé la communauté internationale à prendre des mesures concrètes et efficaces pour parvenir à la solution à deux États, notamment la reconnaissance officielle de l'État de Palestine et le soutien à son adhésion pleine et entière aux Nations Unies, le respect des règles du droit international et du droit international humanitaire, et la mise en œuvre active des résolutions pertinentes des Nations Unies pour mettre fin à l'occupation et stopper toutes les mesures unilatérales qui compromettent les chances de paix, notamment la colonisation, l'annexion, la confiscation des terres et les tentatives de modifier le statut juridique et historique de Jérusalem.
La conférence a bénéficié d'une participation de haut niveau, notamment du ministre des Affaires de Jérusalem de l'État de Palestine, M. Ashraf Al-Awar, de l'ambassadeur Mahmoud Omar, du ministre adjoint des Affaires étrangères de la République arabe d'Égypte, l'ambassadeur Koli Seck, du président du Comité des Nations Unies pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, l'ambassadeur Riyad Mansour, représentant permanent de l'État de Palestine auprès des Nations Unies, et du secrétaire général adjoint de la Ligue des États arabes, chef du secteur Palestine et territoires arabes occupés.
La conférence a également réuni de nombreux représentants de pays et membres du corps diplomatique, ainsi qu'un groupe restreint de personnalités religieuses, d'universitaires, d'intellectuels, de chercheurs et d'experts spécialistes des affaires de Jérusalem et de la cause palestinienne. Leurs interventions et discussions approfondies ont enrichi les débats et abordé les dimensions politiques, juridiques, historiques et culturelles de la Ville sainte. Ils ont exploré les moyens de renforcer l'effort international pour protéger son identité, lutter contre les politiques de déplacement et d'annexion, et soutenir la détermination du peuple palestinien, contribuant ainsi à l'avènement d'une paix juste, globale et durable, fondée sur des résolutions internationales légitimes.
Il convient de mentionner que cette conférence est organisée chaque année dans le cadre des mécanismes internationaux de coordination et de coopération de l'Organisation de la coopération islamique avec diverses organisations internationales, au premier rang desquelles figurent les Nations Unies, dans le but de mettre constamment en avant la ville de Jérusalem comme le cœur de la cause palestinienne et la question centrale qui figure en tête des priorités de l'organisation.
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