
Djeddah (UNA) – Le directeur exécutif de la Commission permanente indépendante des droits de l'homme de l'Organisation de la coopération islamique, le Dr Hadi bin Ali Al-Yami, a expliqué que le choix du thème de la soirée du Ramadan découle des valeurs universelles incarnées par le mois sacré du Ramadan, à savoir la miséricorde, la solidarité et la préservation de la dignité humaine, indiquant que ce sont les mêmes valeurs sur lesquelles reposent le travail humanitaire et le système des droits de l'homme.
Ces propos ont été tenus lors de son discours prononcé à l'occasion de la soirée du Ramadan organisée par la Commission permanente indépendante des droits de l'homme, en coopération avec l'Union des agences de presse de l'Organisation de la coopération islamique (UNA), le jeudi 5 mars 2026, correspondant au 16 Ramadan 1447 AH, qui s'est déroulée via Zoom sous le titre : « Le travail humanitaire comme outil de promotion des droits de l'homme et des valeurs de coexistence et de tolérance ».
Il a souligné que l'impact de l'action humanitaire ne se limite pas à répondre aux besoins urgents, mais constitue un pilier fondamental de l'instauration d'une culture de tolérance et de coexistence au sein des sociétés, expliquant que l'aide apportée sur la base d'une humanité pure renforce la confiance entre les composantes de la société, contribue à reconstruire les ponts de solidarité et à réduire les discours de haine et les divisions.
Il a souligné que la dimension humanitaire a un rôle préventif qui n'est pas moins important que son rôle de secours, car elle contribue à l'alerte précoce, à l'instauration de la confiance et à la création d'un environnement propice au dialogue et à la réconciliation, ainsi qu'à la prévention des conflits, à la lutte contre l'extrémisme et la polarisation, et à la promotion de la paix sociale et d'une stabilité durable.
Concernant la situation dans le monde islamique, il a noté que plusieurs États membres de l'OCI sont confrontés à des défis complexes découlant de conflits armés, de crises humanitaires prolongées ou de catastrophes naturelles, soulignant l'importance d'adopter une approche globale qui associe l'aide d'urgence, la protection des droits fondamentaux, le renforcement des capacités institutionnelles et le renforcement de la cohésion sociale.
Il a souligné qu’environ 60 % des réfugiés dans le monde se trouvent dans les pays de l’Organisation de la coopération islamique et que la majorité des réfugiés dans le monde sont accueillis par les États membres de l’organisation, ce qui reflète l’ampleur de la responsabilité assumée par ces pays et le rôle central joué par les organismes humanitaires au sein du système de l’organisation, notamment des institutions de premier plan telles que le Centre du roi Salman pour le secours et l’aide humanitaire.
Il a également évoqué sa récente rencontre à Genève avec le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, expliquant qu'ils avaient discuté de l'importance d'utiliser l'action humanitaire comme point d'entrée pour parvenir à la stabilité sociale, renforcer la résilience et lier la réponse humanitaire aux voies du développement et de la consolidation de la paix.
Le Dr Hadi Al-Yami a souligné que l'action humanitaire dans les traditions islamiques n'est pas un concept d'urgence ou importé, mais qu'elle est plutôt enracinée dans le système de justice sociale et les outils de finance sociale islamiques, tels que la Zakat, le Waqf et la Sadaqah, qui représentent des mécanismes durables pour soutenir les groupes les plus vulnérables et promouvoir la solidarité au sein des sociétés.
Il a souligné l'importance d'intégrer les enjeux émergents dans l'action humanitaire, notamment le recours à l'intelligence artificielle pour améliorer la réponse humanitaire, et de lutter contre les risques de désinformation et de discours de haine en période de crise, compte tenu de leur impact direct sur la stabilité sociale et la protection des droits de l'homme.
Il a également souligné l'importance d'autonomiser les jeunes et les femmes dans les interventions humanitaires, notant que la 26e session ordinaire de l'organe avait examiné les moyens d'impliquer les jeunes, en particulier les femmes et les filles, dans les efforts humanitaires, comme point de départ pour construire des sociétés plus pacifiques et plus cohésives.
Il a expliqué que l’Autorité, conformément à son mandat, s’efforce de renforcer l’intégration des dimensions humanitaire et des droits de l’homme dans les politiques et programmes des États membres. Elle travaille également à l’élaboration de sa stratégie institutionnelle pour la période à venir, afin de promouvoir la bonne gouvernance, de développer ses outils consultatifs et d’approfondir ses partenariats internationaux.
Il a souligné que le sujet de la soirée méritait d'être approfondi au niveau international, exprimant son espoir d'organiser un événement conjoint à Genève ou à New York en marge des travaux du système des Nations Unies, afin de renforcer la présence collective de l'organisation et de mettre en lumière sa contribution à l'action humanitaire.
Le directeur exécutif de la Commission permanente indépendante des droits de l'homme a conclu en soulignant que l'action humanitaire, lorsqu'elle repose sur les principes des droits de l'homme, devient un outil efficace pour soulager les souffrances, instaurer la confiance, consolider la tolérance et promouvoir la paix et la stabilité dans les sociétés.
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