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Dr Awatif Al-Harthi : La jeunesse d’aujourd’hui est une source de visions novatrices capables de façonner l’avenir, et lui donner les moyens d’agir sur le lieu de travail est un investissement dans le capital humain et la stabilité des sociétés.

Djeddah (UNA) – Mme Awatif bint Fahd Al-Harthi, membre de la Commission des droits de l’homme du Royaume d’Arabie saoudite, a exprimé sa profonde gratitude à la Commission permanente indépendante des droits de l’homme de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) pour son rôle essentiel dans la promotion des droits humains et la consolidation des principes contribuant à l’édification de sociétés plus conscientes, justes et stables. Les initiatives de la Commission et son suivi constant des questions urgentes soulignent son rôle de partenaire clé dans le soutien aux efforts régionaux et internationaux visant à protéger les droits humains et à préserver la dignité humaine.

Lors de l'ouverture de la 26e session de la Commission permanente indépendante des droits de l'homme, le dimanche 14 décembre 2025, elle a souligné que les jeunes d'aujourd'hui ne constituent pas simplement une tranche d'âge, mais une ressource renouvelable, une force créatrice et une source de visions novatrices capables de façonner l'avenir. Elle a expliqué que leur autonomisation et leur participation active dans divers domaines – travail, éducation, innovation et entrepreneuriat – représentent un investissement dans le capital humain et la stabilité des sociétés, ainsi qu'un pilier fondamental du développement et de la prospérité.

Elle a ajouté : « Ce dialogue offre une plateforme pour renforcer le leadership des jeunes, en leur donnant les moyens de participer activement au soutien de la résilience des communautés locales, notamment dans les zones touchées par les conflits, et en les aidant à rétablir la confiance et la coopération entre les membres de la communauté et à développer des solutions novatrices aux problèmes. C’est également l’occasion d’échanger des expériences et de partager des pratiques exemplaires dans les domaines de l’aide humanitaire, de l’éducation et de l’innovation sociale, enrichissant ainsi le processus de développement et renforçant la coopération entre les États membres et les organisations humanitaires performantes dans ces domaines. »

Elle a souligné que soutenir la jeunesse n'est pas simplement une option de développement, mais un investissement stratégique pour l'avenir des sociétés. Leur énergie, leur vision et leur passion sont essentielles à la paix sociale et au développement durable, et tout effort visant à les autonomiser contribue à bâtir une société plus stable, créative et humaine.

Elle a déclaré que les droits des jeunes font partie intégrante du système des droits fondamentaux qui devrait inclure le droit à l'éducation, à la santé, au travail, à la participation communautaire et à la protection des jeunes contre toutes les formes d'exploitation et de violence, et que les références islamiques et les principes internationaux constituent une base solide pour l'élaboration de politiques nationales qui promeuvent la participation des jeunes, protègent leurs droits et leur permettent de contribuer au développement de leurs sociétés, en particulier dans les pays confrontés aux défis de l'après-conflit.

Les défis auxquels sont confrontés les jeunes peuvent se résumer ainsi : des possibilités limitées d’éducation et d’emploi, les effets des conflits sur la santé mentale et sociale, des plateformes de participation et de prise de décision insuffisantes, et le besoin d’environnements qui encouragent l’innovation et la créativité.

Elle a toutefois souligné que ces défis mettent en lumière de réelles opportunités pour renforcer le rôle des jeunes en développant des programmes de renforcement des capacités, en augmentant le niveau de participation aux conseils et organismes nationaux, en encourageant l'entrepreneuriat et l'innovation et en créant des voies efficaces pour le bénévolat et les initiatives de jeunesse.

Elle a réitéré trois points clés :
Premièrement : il est nécessaire d’élaborer des politiques nationales qui soutiennent les jeunes, les impliquent dans la prise de décision, leur offrent des possibilités d’autonomisation et investissent dans leurs capacités.

Deuxièmement : intégrer les jeunes dans les systèmes de réponse humanitaire, non pas en tant que bénéficiaires, mais en tant que responsables de terrain, initiateurs et membres influents de la société.

Troisièmement : renforcer les partenariats aux niveaux régional et international, car l’action humanitaire et la consolidation de la paix ne peuvent être réalisées sans une coopération intégrée entre les gouvernements, les institutions régionales et internationales, le secteur privé et la société civile.

Elle a indiqué que les institutions de défense des droits humains jouent un rôle essentiel dans la promotion d'une culture des droits, le suivi des violations et le soutien des politiques nationales visant à protéger la jeunesse. Elle a souligné que des médias professionnels et responsables sont des partenaires indispensables à la protection de la jeunesse, que ce soit en luttant contre les discours de haine et l'extrémisme, en sensibilisant le public aux droits humains, en offrant aux jeunes des plateformes sûres pour exprimer leurs opinions ou en promouvant une image positive de leur rôle dans la société. Elle a expliqué que, de ce point de vue, l'importance de renforcer la coopération entre les institutions de défense des droits humains et les médias est manifeste, afin d'assurer la convergence des efforts, d'accroître la transparence et de permettre aux jeunes d'accéder à l'information de manière sûre et responsable.

Elle a souligné que les discussions d’aujourd’hui ne se limitent pas à un simple examen des défis ; elles constituent un appel à renouveler l’engagement envers les jeunes, une génération capable d’impulser le changement si on lui en donne l’occasion. Ils sont au plus près des communautés touchées et les mieux placés pour rétablir la confiance, renouer les liens sociaux et concevoir des solutions adaptées aux réalités du terrain.

Elle a ajouté : « Il est impossible de parler de la phase post-conflit sans évoquer Gaza, où l'agression israélienne a entraîné la mort de plus de 70 000 martyrs, 180 000 blessés, le déplacement de près de deux millions de personnes et la destruction complète des infrastructures. »

Le Dr Awatif a souligné le travail remarquable accompli par la Commission permanente indépendante des droits de l'homme et ses efforts constants pour soutenir et renforcer les droits des jeunes, ainsi que pour consolider la coopération entre les États membres afin de relever les défis actuels et de tirer parti des opportunités futures, dans le but de bâtir un avenir où notre jeunesse joue un rôle actif dans le développement, la paix et la prospérité.

(est fini)

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