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La session de la Commission permanente indépendante des droits de l'homme examine le rôle des institutions de défense des droits de l'homme et des médias dans la protection des droits des jeunes.

Djeddah (UNA) – Dans le cadre de la 26e session ordinaire de la Commission permanente indépendante des droits de l’homme de l’Organisation de la coopération islamique, une table ronde s’est tenue aujourd’hui, dimanche, intitulée « Le rôle des institutions nationales des droits de l’homme et des médias dans la protection des droits de la jeunesse ».

La session, intitulée « Développement de la jeunesse dans les États membres de l’OCI : défis et opportunités du point de vue des droits de l’homme », a débuté aujourd’hui au siège du Secrétariat général de l’OCI à Djeddah et se poursuivra jusqu’au 18 décembre.

Au début de la table ronde, animée par le vice-président de la Commission permanente indépendante des droits de l'homme, l'ambassadeur Dr Mahi Hassan Abdul Latif, le directeur général de l'Union des agences de presse de l'Organisation de la coopération islamique (UNA), le professeur Mohammed bin Abdul Rabbo Al-Yami, a présenté un document intitulé « Le rôle des médias dans l'autonomisation des jeunes : défis et opportunités ».

Dans son intervention, Al-Yami a abordé les principaux domaines dans lesquels les médias devraient jouer un rôle actif pour permettre aux jeunes de jouir de leurs droits, en soulignant à cet égard la participation civique et sociale, où les médias devraient comprendre les exigences et les priorités des jeunes et les transmettre aux décideurs, de manière à contribuer à renforcer la participation des jeunes à la conception des politiques et des services publics, et à les adapter à leurs besoins fondamentaux.

Al-Yami a également souligné le rôle essentiel que peuvent jouer les médias dans le domaine de l'emploi, en informant les jeunes sur le marché du travail et ses secteurs émergents, les spécialisations universitaires compatibles avec ces secteurs, ainsi que les compétences et connaissances les plus importantes que les jeunes devraient maîtriser pour améliorer leurs perspectives sur un marché du travail concurrentiel.

Dans le domaine de la santé, Al-Yami a appelé les médias à œuvrer pour sensibiliser les jeunes aux risques sanitaires et les éduquer à la prévention, tout en veillant à ce que leur contenu soit généralement adapté à la jeunesse.

Al-Yami a passé en revue certaines des contributions de la Fédération des agences de presse pour répondre aux besoins des jeunes dans les États membres, notant que la Fédération propose de nombreuses formations aux jeunes professionnels des médias.

Pour sa part, le Dr Khalid bin Abdulrahman Al-Mansour, directeur général du Département général des études et de la recherche de la Commission des droits de l'homme du Royaume d'Arabie saoudite, a abordé le thème « Échange de bonnes pratiques et d'exemples de réussite en matière de promotion des droits des jeunes ».

Al-Mansour a passé en revue un aspect de la prise en charge de la jeunesse par l’Arabie saoudite dans le cadre de la Vision 2030 du Royaume, dont les programmes et les objectifs recoupent les Objectifs de développement durable.

Elle a également mis en lumière un aspect de l'autonomisation économique des jeunes dans le Royaume et de l'élargissement des opportunités économiques de qualité pour les jeunes femmes, ainsi que l'alignement des objectifs d'autonomisation sur les normes internationales relatives aux droits de l'homme.

Al-Mansour a expliqué que les jeunes d'Arabie saoudite influencent positivement l'élaboration des politiques publiques et que leurs problèmes sont abordés lors de réunions régulières organisées par le Centre du roi Abdulaziz pour le dialogue interculturel.

Pour sa part, Abdulrahman Sultan Al-Hashemi, chef du département de la législation, de la recherche et des études juridiques au sein du Comité national des droits de l'homme du Qatar, a affirmé que l'autonomisation des jeunes est un pilier essentiel de la Vision nationale du Qatar 2030.

Il a expliqué que le rôle pionnier de la jeunesse qatarie se manifestait par son implication dans le bénévolat lors d'événements internationaux, de débats culturels et par sa large participation à des conférences internationales, notamment par le biais de forums de jeunes organisés en marge de ces événements afin d'amplifier la voix des jeunes et de mettre en lumière leurs visions.

Il a souligné la nécessité de relever un certain nombre de défis auxquels sont confrontés les jeunes du monde islamique, notamment la prévalence d'une culture de consommation et d'ostentation chez certains jeunes, le besoin urgent d'instaurer une culture de responsabilité chez les jeunes envers la famille et la société, ainsi que la nécessité de s'attaquer aux risques croissants liés à la dépendance aux médias sociaux et à ce qu'elle peut engendrer en termes d'érosion de l'identité culturelle et de diminution du sentiment d'appartenance nationale.

(est fini)

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