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22e session extraordinaire du Conseil des ministres des Affaires étrangères des États membres de l'Organisation de la coopération islamique : Résolution n° (1) sur l'évolution de la situation en République fédérale de Somalie

Djeddah (UNA) – Le Conseil des ministres des Affaires étrangères des États membres de l’Organisation de la coopération islamique, réuni en sa vingt-deuxième session extraordinaire le samedi 10 janvier 2026, sur l’évolution de la situation en République fédérale de Somalie, suite à la reconnaissance par Israël, puissance occupante, de la région dite « Somaliland », guidé par les principes et objectifs de la Charte de l’Organisation de la coopération islamique ;

Réaffirmant toutes les résolutions adoptées par les sessions de la Conférence islamique au sommet et du Conseil des ministres des Affaires étrangères concernant la République fédérale de Somalie ;

Se référant à la déclaration finale publiée par la réunion extraordinaire à composition non limitée du Comité exécutif « au niveau des représentants permanents », tenue le 1er janvier 2026 au siège du Secrétariat général de l’Organisation de la coopération islamique à Djeddah, pour examiner l’évolution de la situation en République fédérale de Somalie, suite à la reconnaissance par Israël, puissance occupante, de la région dite « Somaliland » comme État indépendant, et soulignant le respect de la souveraineté, de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale des États et la non-ingérence dans leurs affaires intérieures, ainsi que le principe de non-reconnaissance des situations résultant d’actes illégaux, conformément aux principes du droit international et à la Charte des Nations Unies ;

À la lumière des graves répercussions sans précédent de la reconnaissance par Israël, puissance occupante, de la région dite « Somaliland » comme État indépendant, et de sa violation flagrante de la souveraineté, de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale de la République fédérale de Somalie, ainsi que de sa menace directe pour la paix et la sécurité régionales et internationales :

1 - Condamne fermement et rejette catégoriquement l'action menée par Israël, la puissance occupante, le 26 décembre 2025, de reconnaître la région dite « Somaliland » comme un État indépendant, et souligne que cette action constitue une violation flagrante de la souveraineté, de l'unité nationale, de l'intégrité territoriale et des frontières internationalement reconnues de la République fédérale de Somalie.

2 - Réaffirme son plein soutien à la souveraineté de la République fédérale de Somalie et sa solidarité indéfectible avec le gouvernement et le peuple de Somalie, et réitère son rejet catégorique de toute mesure ou action qui porterait atteinte à son unité, à son intégrité territoriale ou à sa souveraineté sur l'ensemble de son territoire.

3 - Elle affirme que le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des États et le rejet des projets séparatistes constituent la pierre angulaire de la sécurité et de la stabilité régionales, et que toute violation de ce principe aura des conséquences négatives sur la paix et la sécurité internationales.

4 - Souligne que ce que la force d'occupation israélienne a fait constitue une violation flagrante du droit international et de la Charte des Nations Unies, une grave violation du principe du respect de la souveraineté des États et de l'intégrité de leurs territoires, et une menace directe pour la paix et la sécurité dans la Corne de l'Afrique et la région de la mer Rouge, et a de graves répercussions sur la paix et la sécurité internationales.

5 - Elle affirme que la reconnaissance par Israël, puissance occupante, du territoire dit « Somaliland » comme État indépendant est un acte nul et non avenu, sans effet juridique, et n’entraîne aucun statut ni obligation juridique internationale. Elle constitue une violation flagrante des principes du droit international public, de la Charte des Nations Unies, de la Charte de l’Organisation de la coopération islamique et de toutes les chartes régissant les relations entre États, et crée un précédent dangereux et inacceptable qui menace la paix et la sécurité internationales.

 6 - Réaffirme que le soi-disant « Somaliland » fait partie intégrante de la République fédérale de Somalie et ne possède aucun statut juridique international indépendant, et que toute tentative de le séparer ou de le reconnaître constitue une ingérence flagrante dans les affaires intérieures somaliennes et une attaque directe contre l'unité et la souveraineté de la République fédérale de Somalie.

 7 – Condamne fermement la visite illégale d’un responsable israélien, la puissance occupante, le 6 janvier 2026 sur le territoire dit « Somaliland », qui fait partie intégrante de la République fédérale de Somalie, et affirme que cette visite constitue une violation flagrante de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République fédérale de Somalie.

8 - Elle rejette catégoriquement toute présence militaire, sécuritaire ou de renseignement étrangère illégitime sur toute partie du territoire somalien, et en particulier toute présence de la force d'occupation israélienne, et affirme que toute tentative d'établir des bases militaires, des dispositifs de sécurité ou de défense ou tout investissement, y compris ceux de nature stratégique, ou toute présence étrangère sans le consentement du gouvernement fédéral légitime de Somalie, constitue une atteinte à la souveraineté nationale et une ligne rouge qui ne peut être franchie.

 9 - Souligne que ce qu'Israël, la puissance occupante, a fait constitue une grave violation du droit international et une menace directe pour la paix et la sécurité dans la Corne de l'Afrique et la région de la mer Rouge, et a de graves répercussions sur la paix et la sécurité internationales, la liberté de navigation et le commerce international.

10 - Réaffirme son soutien au Gouvernement de la République fédérale de Somalie, en sa qualité de membre des Nations Unies et de membre non permanent du Conseil de sécurité, dans ses efforts pour mobiliser le soutien international afin de rejeter cet acte israélien provocateur et réitère son soutien à l'unité et à l'intégrité territoriale de la Somalie.

11- Reconnaît le droit de la République fédérale de Somalie de recourir aux mécanismes judiciaires et juridiques internationaux compétents pour demander des comptes à toute partie qui viole sa souveraineté ou soutient des actions illégales qui affectent son unité et son intégrité territoriale.

 12 – Invite tous les États membres et les organisations internationales et régionales à s’abstenir de toute reconnaissance ou relation, explicite ou implicite, politique, diplomatique, économique ou juridique, avec les autorités de la région dite « Somaliland », en dehors du cadre de la souveraineté nationale de la République fédérale de Somalie.

 13 - Elle met en garde contre toute coopération directe ou indirecte avec les plans israéliens visant à déplacer le peuple palestinien, car toute coopération constitue une complicité dans des crimes graves et des violations du droit international et du droit international humanitaire, et entraîne une responsabilité juridique internationale.

    14- Elle rejette catégoriquement tout lien possible entre cette mesure et toute tentative de déplacer de force le peuple palestinien de sa terre, et affirme son rejet catégorique de tout appel, plan ou politique visant à toute forme de déplacement forcé du peuple palestinien, sous quelque prétexte que ce soit, à l'intérieur ou à l'extérieur de la Palestine, y compris la bande de Gaza, ou de toute tentative de modifier la composition géographique ou démographique du territoire palestinien occupé.

  15 - Il avertit que ces pratiques compromettent les efforts régionaux et internationaux de lutte contre le terrorisme et ouvrent la voie à la création d'environnements fragiles vulnérables à l'infiltration et à l'exploitation par des groupes extrémistes et terroristes, ce qui a un impact négatif sur la sécurité régionale et internationale.

16- Il met en garde contre les tentatives de militarisation de la Corne de l’Afrique, de la mer Rouge et du golfe d’Aden, en raison des graves répercussions que cela aurait sur la sécurité maritime régionale et internationale et sur la stabilité des voies de navigation vitales.

17 – Souligne que les actions d’Israël, la puissance occupante, constituent une tentative dangereuse de modifier unilatéralement la carte géopolitique du golfe d’Aden et de la mer Rouge au large des côtes somaliennes, et appelle la communauté internationale à s’opposer à ces actions comme à une menace pour la paix et la sécurité régionales et internationales ainsi que pour la liberté de navigation et le commerce international.

18 - Le Secrétaire général de l'Organisation de la coopération islamique appelle à s'adresser aux Présidents du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale des Nations Unies, au Secrétaire général des Nations Unies et aux organisations internationales et régionales afin de souligner la gravité de la violation par Israël, puissance occupante, de la souveraineté de la République fédérale de Somalie et de l'atteinte à son intégrité territoriale, et de les appeler à prendre une position officielle rejetant cette reconnaissance comme une menace pour la paix et la sécurité internationales, conformément aux dispositions de la Charte des Nations Unies.

19 - Invite les États membres de l'Organisation de la coopération islamique à coordonner leurs positions et à prendre des mesures communes aux Nations Unies, dans les organisations internationales et régionales et dans les forums multilatéraux, y compris les groupes de l'OCI dans les États non membres, pour soutenir l'unité et la souveraineté de la République fédérale de Somalie.

20 - La communauté internationale, et en particulier les membres permanents du Conseil de sécurité, sont appelés à assumer leurs responsabilités juridiques et morales dans un cadre consensuel afin de maintenir la paix et la sécurité internationales et de contrer toute tentative d’imposer de nouvelles réalités contraires au droit international dans la région de la Corne de l’Afrique.

21 – Le Groupe islamique de New York décide d’agir dans le cadre des Nations Unies pour affirmer la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale de la Somalie et pour rejeter toute mesure résultant d’une reconnaissance

L'illégalité du soi-disant Somaliland, y compris la soumission d'une résolution à ce sujet à l'Assemblée générale des Nations Unies.

22 - Le Secrétaire général est chargé d’assurer le suivi de la mise en œuvre de la présente résolution et d’en faire rapport à la cinquante-deuxième session du Conseil des ministres des Affaires étrangères.

Décision n° (2)

Concernant l’agression continue d’Israël, puissance occupante, contre le peuple palestinien et ses projets d’annexion et de déplacement de leurs terres

Le Conseil des ministres des Affaires étrangères des États membres de l’Organisation de la coopération islamique, réuni en sa vingt-deuxième session extraordinaire le samedi 10 janvier 2026, sur l’évolution de la situation en République fédérale de Somalie, suite à la reconnaissance par Israël, puissance occupante, de la région dite « Somaliland » comme État indépendant ;

À la lumière des violations continues commises par Israël, la puissance occupante, et de sa violation de l’accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, en plus des violations et des crimes en cours en Cisjordanie, y compris à Jérusalem, et de l’expansion illégale des colonies sur les terres palestiniennes occupées ; et tout en réaffirmant les principes et les objectifs de la Charte de l’Organisation de la coopération islamique ;

Réaffirmant toutes les résolutions adoptées par les sommets islamiques et les conseils ministériels de l’Organisation de la coopération islamique sur la question de la Palestine et d’Al-Quds Al-Sharif, y compris les sommets arabo-islamiques conjoints extraordinaires tenus à Riyad, Royaume d’Arabie saoudite, en 2023 et 2024, pour discuter de l’agression israélienne contre le peuple palestinien, ainsi que les résolutions adoptées par la cinquante et unième session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la coopération islamique, tenue à Istanbul, République de Turquie, les 21 et 22 juin 2025 ; rappelant que le Conseil de sécurité des Nations Unies porte la responsabilité première du maintien de la paix et de la sécurité internationales ;

Reconnaissant qu’Israël, la puissance occupante, pratique l’apartheid et viole constamment le droit international ;

Réaffirmant l’importance de la question de Jérusalem et de sa défense, qui est au cœur des objectifs, des principes et du travail de l’organisation, ainsi que l’identité palestinienne, arabe et islamique de Jérusalem en tant que capitale de l’État de Palestine et de sa pleine souveraineté sur celle-ci.

Tout en réaffirmant la centralité de la cause palestinienne pour l’ensemble de la nation islamique et en soutenant les droits inaliénables du peuple palestinien, au premier rang desquels figurent son droit à l’autodétermination, le retour des réfugiés palestiniens, sa souveraineté sur ses ressources naturelles et son droit à l’indépendance et à la création d’un État palestinien indépendant et souverain, avec les frontières d’avant le 4 juin 1967 et Jérusalem pour capitale ;

1 - Elle affirme qu'une paix juste, durable et globale au Moyen-Orient, en tant qu'option stratégique, repose sur le retrait complet d'Israël, la puissance occupante, de tous les territoires palestiniens occupés depuis 1967, y compris la bande de Gaza et la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et sur la capacité du gouvernement de l'État de Palestine et du peuple palestinien à rétablir leurs droits légitimes, notamment leur droit à l'autodétermination, à l'indépendance et à la liberté, et sur l'incarnation de la souveraineté de l'État de Palestine sur les frontières d'avant le 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, ainsi que sur le droit des réfugiés palestiniens au retour et à une compensation fondée sur les résolutions pertinentes des Nations Unies et sur l'Initiative de paix arabe avec tous ses éléments et sa séquence naturelle telle qu'énoncée dans les sommets arabes et islamiques successifs depuis 2002.

2- Demande la consolidation et la pérennisation du cessez-le-feu, la cessation de l’agression d’Israël, puissance occupante, contre le peuple palestinien, en particulier dans la bande de Gaza, et la transition vers la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu telle que stipulée dans la résolution 2803 du Conseil de sécurité, le retrait complet d’Israël, l’achèvement de la phase de redressement et la transition vers la reconstruction, permettant au Gouvernement de l’État de Palestine d’exercer toutes ses fonctions dans la bande de Gaza, l’ouverture de tous les points de passage et la garantie d’une distribution adéquate de l’aide humanitaire à toutes les parties de la bande, et tient Israël, puissance occupante coloniale, pleinement responsable de l’échec des efforts en raison de son manquement à ses obligations ;

3 - Elle affirme le rejet absolu et l'opposition ferme à tout plan visant à déplacer le peuple palestinien, individuellement ou collectivement, à l'intérieur ou à l'extérieur de ses terres, ainsi qu'à tout déplacement forcé, exil ou déportation, sous quelque forme, circonstance ou justification que ce soit. Elle considère ces actes comme un nettoyage ethnique, une violation grave du droit international, un crime contre l'humanité au regard du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, une atteinte inacceptable à la souveraineté et à la stabilité des États, et une menace pour leur sécurité et leur intégrité territoriale. Elle condamne les politiques de famine et de la terre brûlée, ainsi que la création de conditions hostiles visant à contraindre le peuple palestinien à quitter ses terres, et rejette toute tentative israélienne de réduire la superficie et la démographie palestiniennes.

4 - Il a appelé à l'arrêt de toutes les politiques et procédures d'annexion, de colonisation illégale, de démolition de maisons, de confiscation de terres, de destruction d'infrastructures, de terrorisme des colons, d'incursions militaires israéliennes dans les camps et les villes palestiniennes, de fragmentation des villes et villages palestiniens, de harcèlement des Palestiniens aux points de contrôle militaires israéliens et de tentatives d'imposer une prétendue souveraineté israélienne sur toute partie du territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem, ce qui menace d'embraser la situation de manière inédite, d'exacerber et de compliquer davantage la situation régionale et constitue une violation flagrante des principes du droit international et des résolutions pertinentes des Nations Unies et une menace pour la paix et la sécurité internationales.

5 - Condamne fermement les actions et politiques continues d’Israël, puissance occupante, et ses pratiques illégales, notamment l’imposition de lois racistes qui violent toutes les résolutions et lois internationales dans la Ville sainte de Jérusalem, y compris le déplacement forcé de ses habitants palestiniens d’origine, la démolition de maisons, la construction de colonies et du mur pour l’isoler de son environnement palestinien naturel, la persécution des fidèles chrétiens et musulmans et l’empêchement de l’accès à leurs lieux de culte et de l’accomplissement de leurs rites religieux, ainsi que celles visant à judaïser la Ville sainte et à modifier la réalité historique et juridique existante, et à changer ses monuments historiques, son identité palestinienne arabe et islamique et sa composition démographique, tout en soulignant que toutes ces mesures sont nulles et non avenues.

6 - Il affirme que la mosquée Al-Aqsa/Noble Sanctuaire béni, avec toute sa superficie de

L’esplanade des Mosquées, d’une superficie de 144 000 mètres carrés, est un lieu de culte exclusivement réservé aux musulmans. Le Département des affaires du Waqf de Jérusalem et de la mosquée Al-Aqsa, rattaché au ministère jordanien des Awqaf, est la seule autorité légitime chargée de la gestion, de l’entretien et du contrôle d’accès à l’esplanade des Mosquées, conformément à la tutelle historique hachémite des lieux saints islamiques et chrétiens de Jérusalem occupée. Le communiqué réaffirme également le rôle du Comité de Jérusalem, présidé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI du Maroc, et salue l’action de son agence affiliée, Bayt Mal Al-Quds.

7 - Invite tous les États Membres à respecter les résolutions des sommets islamiques et autres conférences concernant les mesures à prendre contre tout État qui reconnaît la ville occupée de Jérusalem comme la prétendue capitale d'Israël, la puissance occupante coloniale, ou qui y transfère son ambassade, y compris en restreignant et en réexaminant les relations avec cet État, jusqu'à ce qu'il se conforme aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies, et prie les États Membres d'user de leur influence et de leurs relations avec tous les États pour faire connaître leur position et transmettre la position et le message ferme de l'Organisation de la coopération islamique concernant la Ville sainte de Jérusalem.

8 - Affirme que tous les crimes commis par Israël, puissance occupante, constituent des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et un génocide, justifiant des poursuites en vertu du droit international et du droit pénal international. Elle souligne la nécessité de se joindre à la procédure engagée devant la Cour internationale de Justice concernant la violation par Israël, puissance occupante, des dispositions de la Convention de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide. Elle souligne également l'importance d'assurer le suivi de la mise en œuvre des avis juridiques rendus par la Cour internationale de Justice afin de garantir qu'Israël, puissance occupante, réponde de son occupation illégale continue et des crimes de génocide qu'elle a commis et continue de commettre dans l'État de Palestine.

9 – Exprime sa ferme condamnation et sa profonde désapprobation de l’approbation préliminaire par la soi-disant Knesset israélienne de l’amendement relatif à la soi-disant « Loi visant à suspendre les activités de l’UNRWA pour l’année »

2025 », qui interdit la fourniture de services d'eau et d'électricité aux propriétés enregistrées au nom de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), et autorise la confiscation de ses biens et affirme qu'Israël n'a aucune souveraineté sur le territoire palestinien occupé, et en ce qui concerne l'UNRWA, elle affirme dans ce contexte la nécessité de résoudre la question des réfugiés palestiniens de manière juste et globale et de garantir leur droit au retour conformément aux résolutions de la légitimité internationale, et la responsabilité permanente des Nations Unies à l'égard de la question palestinienne sous tous ses aspects, et rejette toute atteinte à cette responsabilité ou à ses responsabilités et refuse de la modifier ou de la transférer à une autre partie, et affirme la nécessité pour l'UNRWA de continuer à assumer ses responsabilités en fournissant des services essentiels aux réfugiés palestiniens à l'intérieur et à l'extérieur des camps dans ses cinq zones d'opération, et appelle les États et les donateurs à remplir leurs obligations de soutien politique et financier à l'agence, et appelle les États membres à mobiliser un soutien politique et financier accru pour l'agence ;

 10- Condamne fermement les attaques perpétrées par Israël, puissance occupante, contre la mosquée d’Ibrahim à Hébron, et plus récemment la décision illégale de retirer à la municipalité d’Hébron les pouvoirs de planification et de construction de la mosquée d’Ibrahim et de les transférer à des entités affiliées à l’occupation israélienne illégale, ainsi que la poursuite de ses mesures illégales visant à s’emparer et à contrôler totalement la mosquée. Réaffirme que le site du patrimoine mondial de la vieille ville d’Hébron, y compris la mosquée d’Ibrahim, fait partie intégrante du territoire de l’État de Palestine et de son patrimoine culturel, et tient Israël, puissance occupante coloniale illégale, pleinement responsable de ces attaques qui violent le droit international. Elle appelle les États membres à coopérer avec l’UNESCO pour soutenir toutes les initiatives visant à mettre un terme immédiat aux violations et aux projets israéliens.

11 – Condamne toutes les mesures illégales prises par Israël, puissance occupante, contre les organisations humanitaires et de secours internationales, dont la plus récente est la décision des autorités d’occupation israéliennes de révoquer les permis de travail de 37 des plus importantes organisations humanitaires et de secours internationales opérant sur le territoire de l’État de Palestine, en particulier dans la bande de Gaza. Elle appelle la communauté internationale et les Nations Unies à rejeter ces mesures israéliennes et à prendre toutes les sanctions nécessaires pour contrer ces politiques illégales et de représailles et dissuader Israël, puissance occupante, de commettre ses crimes et ses graves violations du droit international.

12 - Réaffirme son soutien à la Déclaration de New York et à ses annexes publiées par la Conférence internationale de haut niveau sur le règlement pacifique de la question palestinienne et la mise en œuvre de la solution à deux États, ainsi qu'à la nécessité de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre en œuvre la Déclaration de New York et les résolutions pertinentes de l'ONU sur la question palestinienne.

13 – Félicite les positions et les décisions des États qui ont reconnu l’État de Palestine, affirmant et apportant un soutien fondamental au droit légal et historique du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’établissement de son État indépendant dans les frontières internationalement reconnues de 1967, et exhorte tous les États qui n’ont pas encore reconnu l’État de Palestine à remplir leur obligation en reconnaissant l’État de Palestine avec Jérusalem-Est pour capitale et en soutenant son adhésion pleine et entière aux Nations Unies, considérant cela comme un pilier fondamental pour la mise en œuvre et la protection de la solution à deux États et pour l’instauration de la paix et de la stabilité dans la région et dans le monde.

14 - Condamne et dénonce les pratiques israéliennes à l'encontre des courageux prisonniers palestiniens détenus dans les centres de détention israéliens, et appelle la communauté internationale et les institutions internationales à œuvrer pour garantir leurs droits sous la protection du droit international humanitaire et obtenir leur libération. Elle condamne également les mesures prises par Israël pour légiférer sur la peine de mort contre les prisonniers palestiniens et considère qu'il s'agit d'un crime supplémentaire, d'une violation flagrante et immorale du droit international, en particulier du droit international humanitaire et des Conventions de Genève, notamment les Première et Troisième Conventions de Genève relatives aux prisonniers de guerre et aux blessés de guerre de 1949.

15 - Invite tous les États à apporter un soutien et une assistance humanitaire au peuple palestinien afin d'alléger ses souffrances et de renforcer sa résilience sur sa terre, et à poursuivre leurs efforts pour mettre fin à l'occupation et au blocus israélien imposé au Gouvernement de l'État de Palestine, ainsi qu'à débloquer les fonds de démantèlement. Elle invite les États à rejoindre la coalition internationale d'urgence annoncée par le Royaume d'Arabie saoudite pour soutenir le budget de l'Autorité palestinienne. Elle salue le rôle important joué par les organisations humanitaires internationales et les agences des Nations Unies opérant dans le territoire palestinien occupé, en particulier l'UNRWA, et demande qu'on leur apporte le soutien nécessaire.

16 - Le Secrétaire général est chargé d’assurer le suivi de la mise en œuvre de la présente résolution et d’en faire rapport à la cinquante-deuxième session du Conseil des ministres des Affaires étrangères.

(est fini)

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